2012 -Texte de moi-même-

Un Monde d’Influences. (Texte réalisé dans le cadre de l’exposition Archipélique 2)
Production créole, produit d’un draguage culturel et ballottée par des influences de tous bords.
A la manière de ces radeaux naturels faits de branchages, détritus et tout autres objets dragués au cours de son voyage hasardeux et chaotique, mon travail ramasse, éponge ce qui passe à sa portée.
Pour ce faire j’en appelle aux souvenirs, symboles et images du commun, puis je brasse ces ingrédients pour entrainer la naissance de nouveaux mélanges.
Ce territoire forme un archipel où le regardeur est invité à retrouver l’origine des gestes, des formes, à en deviner les intentions et à s’étonner des métissages de ces combinaisons.
Je souhaite être à un carrefour où s’entremêlent la gestuelle africaine du grigri, la puissance des films hollywoodiens, la merdouille chinoise et une esthétique de l’étrange, du bizarroïde.
Intéressé par le concept de la créolisation du monde d’Edouard Glissant, je veux représenter ce « métissage qui produit de l’imprévisible » et donner une place à ces résidus syncrétiques afin d’entasser le tout pour promouvoir un gloubi-boulga hybride multicolore.
Une zone tampon où la mémoire humaine s’entasse au fil du hasard.
 
 
« MIAM-MIAM » (texte réalisé dans le cadre d’une résidence au 3bisF, Aix-en-Provence)
 
Cuisinier de l’art,
Le monde dans nos assiettes.
Intéressé par l’idée de métissage et de brassage comme point de départ à la création.
Je souhaite mettre en place ce principe en flirtant dans la cuisine afin de mettre en place un banquet comme lieu où l’on observe, où l’on déambule avec le regard confondu de l’amateur de curiosités et du goulu face à sa plâtrée.
 
A l’image de « Rencontre du troisième type » de S. Spielberg où l’acteur sculpte une montagne dans son assiette de purée, l’artiste-cuistot façonne son mini monde contenu dans des récipients.
Il se sert des similarités entre faire de l’art et la préparation d’un plat pour trouver la recette par le dessin, le collage, l’association d’idées et toutes les influences qu’il rencontre bref il définit son orientation, son territoire et sa nationalité.
Par la suite il lui faut choisir ses ingrédients, ses épices, ses textures et ses liants, il s’agit de la recherche des matières et matériaux pour leurs qualités esthétiques, symboliques et visuelles et leurs inter relations.
Enfin il ne reste plus qu’à mixer le tout et à le fixer, l’installer dans un contenant, socle de cette création où rien ne se mange, mais où tout s’observe. Des saveurs d’un plat il ne reste plus que l’image.
A la manière des plats exposés dans les devantures des restaurants japonais, sushi et autres bento plus vrais que vrais, bien que completement faux, il n’y a que moulage et peinture, résine et cire, à se demander s’il s’agit d’une création plastique ou bien culinaire… Sans doute les deux.

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